Les plus anciens tarots divinatoires

C’est en Italie que l’on va retrouver les plus anciens tarots divinatoires (les tarocchi), avec leurs symboles allégoriques et mystiques, composés de 22 arcanes majeurs. Un des plus anciens est par allier le Visconti-Sforza, composé au XVe siècle, qui a été réédité et fait partie des plus beaux tarots de collection.

Anciens tarots

Le mystère des arcanes

Toujours au nombre de 22 dans tous les tarots, elles ont interpellé l’imaginaire du médium, du voyant, des symbolistes, des ésotéristes. Arcana veut dire secret ou mystère. Ces cartes également nommées “lames” symbolisent et décrivent des forces matérielles et spirituelles, immuables dans l’éternité mais changeant à chaque instant et affectant l’humanité. Il s’agit également d’une procession d’événements inévitables au cours de l’existence. Très mal vues par l’église catholique en raison de la présence du pape (et d’une papesse), d’anges et d’événements célestes, les prêtres vont ridiculiser le tarot, puis s’y opposer violemment en diabolisant les arcanes. Ils n’avaient pas à chercher bien loin puisque même le diable y est représenté dans une quasi nudité. Les arcanes du tarot divinatoire ne sont pas loin du blasphème.

Ce sont principalement ces cartes majeures qui sont utilisées pour la voyance, la divination, elles possèdent une énergie très parlante. Mais le jeu complet comprend 78 lames.

Les arcanes mineures, nommées “couleurs”

La tradition a réparti les arcanes du tarot en 22 atouts majeurs, et 56 cartes mineures, réparties en 4 catégories nommées couleurs : Bâtons, Epées, Coupes, Deniers assorties de personnages, cavaliers, rois, reines, valets. Ces cartes représentent les quatre divisions de la société médiévale en Europe, les épées pour la noblesse et la chevalerie, les bâtons pour la société paysanne, les coupes pour le clergé et l’église, les deniers pour les commerçants et les bourgeois.

Et si les premières arcanes venaient d’Egypte ?

Une des plus anciennes cartes découvertes provient d’Egypte, elle représente sur un papyrus un roi égyptien avec un grand oiseau. En ce cas, la tradition des 4 couleurs pourrait bien s’appuyer sur les 4 castes présentes dans la société égyptienne.